Même si j'ai beaucoup calculé, et si je n'ai pas eu suffisamment d'idées, je reste sans rancoeur.
Merci à Assia Mahboubi d'avoir fourni ce texte en référence de son article sur Images des mathématiques.
Même si j'ai beaucoup calculé, et si je n'ai pas eu suffisamment d'idées, je reste sans rancoeur.
Merci à Assia Mahboubi d'avoir fourni ce texte en référence de son article sur Images des mathématiques.
Je voudrais exprimer ma gratitude à l'égard de ces actrices que je binge avec grande joie : dis-moi quelle série tu regardes, je te dirai qui tu es.
Capitaine Marleau (Corinne Masiero, que j'avais aussi vue dans les Fred Vargas, merci aussi, et merci également à Josée Dayan), Munch (Isabelle Nanty et merci aussi à Valérie Tong Cuong), Morgane Alvaro (Audrey Fleurot dans HPI), et maintenant Astrid et Raphaëlle (Sara Mortensen et Lola Dewaere). En particulier, Point d'orgue (S2, E4) est une pure merveille.
Merci les filles, pour votre jeu, qui me ravit !
Dernière phrase de l'article qu'André Weil a dédié à Jean-Pierre Serre intitulé Exercices dyadiques (référence : Inventiones math. 27, 1-22 (1974), Springer-Verlag, article reçu le 20 mai 1974) :
"Comme disait Poincaré, il n'y a pas de problème résolu ; il n'y a que des problèmes plus ou moins résolus".
Comme toujours, je cherche à satisfaire ma "pulsion de connaissance originelle" et je lis, je lis, des mots.
Ils ont un sens précis : par exemple, le mot "sorcière", va-t-on se remettre à abuser de ce mot, comme au Moyen Âge ?
Une sorcière n'a ni cornes, ni fourche, ni sabots aux pieds, ni queue, un diablotin a tous ces attributs... du sujet, il va sans dire.
J'apprends qu'on avait traité Einstein de petit coq vaniteux en autodafant ses livres alors j'en photographie un, pour garder trace.
Il faut lire La cour, les nains et le bouffon d'Arno Klarsfeld pour comprendre la lutte que nécessite la recherche de la vérité.
"Un obscur pressentiment, que confirme une expérience millénaire, nous dit que cette mer de vagues et de brumes est sans fond et sans rivages, et que nos ingénieuses épuisettes et nos panoplies d'outils de sondage, que nous ne nous lassons d'imaginer et d'assembler, sont toutes et toujours "juste un poil trop courts". Il en est ainsi tout autant aujourd'hui, qu'à l'aube de l'esprit humain, balbutiant ses premières paroles. Aujourd'hui comme il y a un million d'années, c'est le limité, le fini, s'efforçant d'appréhender l'infini, l'illimité - sans l'épuiser jamais et sans jamais toucher fond ou rivage...
Tel est le mouvement immémorial de va-et-vient entre le "vague" et le "précis", entre l'"inconnu" et le "connu", entre le "mystère" (voire, le chaos de l'ignorance totale, celle qui s'ignore encore elle-même) et les lignes épurées de l'"ordre". Et voici maintenant la chose vraiment dingue : dans la vaste littérature qui, depuis des siècles et des millénaires, est censée rendre compte de l'aventure de l'esprit à la découverte des choses, rien ne transparaît de ce mouvement, si ce n'est tout au plus entre les lignes. Toujours on nous livre "le précis", comme s'il était sorti d'un bond et habillé de pied en cap du cerveau du "Savant" (comme d'une trappe, ou de l'output d'un infaillible méga-ordinateur...) pour se caser impeccable dans les cases-alinéas, paragraphes et chapitres spécialement prévus à cet effet, et constituer en ordre canonique les doctes mémoires, notes et communications où nous avons tout loisir d'en prendre connaissance.
Quant à ce qui nous inspire, ce qui nous souffle au fil des heures, des jours et des années ce que nous avons à faire en chaque moment, et cela aussi (peut-être) qui nous a fait tourner en rond pendant des années, ou pendant une vie entière, voire, pendant des générations - le vague, l'inconnu, le mystère, et la mer sans rivage du rêve insaisissable, insistant, insidieux - de tout cela, toute trace en semble éradiquée, comme par un Censeur pudibond, maussade et implacable."
Alexander Grothendieck, Récoltes et semailles, éds. Tel Gallimard, p.1228.
"Tu as atterri dans un monde pour lequel tu n'es pas fait - et j'en suis pourtant heureux pour toi, que tu ne sois pas fait pour ce monde-là. Tu as fait le travail que tu sentais que tu avais à faire, sans te préoccuper de mode, sans faire des calculs de retours, faisant simplement confiance à ton propre instinct - quitte à faire ton chemin dans la solitude. Tu as fait ton travail, plutôt que guetter les signes discrets (et moins discrets) de ceux qui décident de ce qui est bon et décent et de ce qui ne l'est pas. Tu n'as pas louvoyé pour plaire, tu n'as pas dit "blanc" quand tu voyais noir, ou inversement - et c'est avec tes yeux que tu regardes. Je n'ai pas à t'en féliciter - tu n'as pas recherché les félicitations, ni les miennes ni celles de personne. Et de tout cela, je suis heureux, pour toi et pour tous."
extrait de la même source, p. 1625.
lien vers la note du 5.2.25 (au sujet de la bicouche !) on continue le 8.2.25. Et on trouve peut-être un invariant le 10.2.25.